La Naissance des Bacchantes

13h00

Relâche les mardis

À partir de 15 ans

Credit photo:Damien Cékà

Tarifs – Plein : 22€–
Réduit : 15€
Les deux spectacles (20€)

LA NAISSANCE DES BACCHANTES

Genre : Théâtre -Drâme

Création 2018

Ô femme, ton sexe n’est pas faible, il ne l’est qu’à trop suivre la règle !

Lorsqu’Euripide, grand poète tragique grec, nous présente les Bacchantes révoltées contre Thèbes, il n’y a presque que des hommes qui parlent dans sa pièce. Ce texte original d’Imago des Framboisiers le prend à revers, vous allez voir la révolte des Bacchantes du point de vue des Bacchantes !  Un groupe de femmes se forme sous l’influence de Bakkhos, dieu du vin et de la fête, qui les enjoint de se libérer de l’emprise des hommes derrière leur cheffe, Agavé. Mais la fille de la cheffe, Urcydie, se trouve dans un conflit terrible avec sa mère dont l’enjeu deviendra le trône de la Maîtresse des Bacchantes.

Cette création cherche, dans un décor antique servant de prétexte, à explorer les rapports de pouvoir entre hommes et femmes et se place au cœur des débats que le féminisme contemporain met aujourd’hui sur le devant de la scène.

Cie Les Framboisiers

Auteur : Imago des Framboisiers 

Cie : Les Framboisiers
Interprètes : 
Pamela Acosta/Flore LussatoMonica Tracke,  Stella Pueyo, Delphine Thelliez, Jean-Baptiste Sieuw

Costumes : Amélie Lugez

Création Metal : Emannuelle Morice

Pierre SacquetAline Berenguer
Metteur en scène : 
Imago des Framboisiers assisté par Charlie Morgan

Illustratrice: Myriam DePrêtre

Chorégraphe : Delphine Thelliez

Combats : Pamela Acosta 

À partir de 15 ans

Durée : 1 h 15

En savoir plus...

L’habit grec, la poésie, la nudité, la violence, la danse, ces cinq mots en disent beaucoup sur ce spectacle. Nous sommes ici bien loin de Cocteau, ou d’une pièce philosophique, nous recherchons l’esthétique pure, la représentation de l’amour, de la douleur, de la beauté, de l’horreur telle qu’avait pu le faire Baudelaire dans les Fleurs du Mal. Oui ça saigne, il y a des corps, mais aussi de l’idéal, de la mélancolie et des vers.

Pourquoi la nudité sur scène ? Dans une société saine, la nudité ne devrait pas avoir à se justifier. Nous sommes nés comme ça. Le choix de la mettre en scène dans certains passages vient d’une phrase de Baudelaire qui figure en tête de la pièce. « J’aime le souvenir de ces époques nues dont Phoebus se plaisait à dorer les statues alors l’homme et la femme en leur agilité jouissaient sans mensonge et sans anxiété et le ciel amoureux leur caressait l’échine, exerçait la santé de leur noble machine. » Aimer le corps pour ce qu’il est.

La pièce contient de la violence, un viol et un meurtre « graphique », qui sont des scènes extrêmement choquantes, pour qui n’en voit jamais au théâtre. Le débat sur la violence est ancien. La montrer ou ne pas la montrer ? Cacher les horreurs ne les atténuera pas, ou alors si cela les atténue, alors pourquoi un spectacle qui est étymologiquement ce qui est fait pour être regardé » le cacherait ? Ce qui est inquiétant, c’est que notre société tolère d’avantage la violence que la nudité dans les œuvres en général.

Par Nuccia Mango, compositrice pour « Orphée et les Bacchantes »

Selon les indications d’Imago, la pièce ne comportait aucun silence. Musique, design sonore et bruitages devaient soutenir et illustrer conjointement ou séparément, les personnages et les dialogues, les lieux, l’intensité émotionnelle et dramatique.

Lors du prologue, j’ai privilégié un travail de design sonore. L’architecture sonore est construite à partir de sons de synthèse, dont la manipulation des filtres permit d’obtenir des textures et des densités différentes : souffle, gouttes d’eau, écho, gestion de l’espace et de la profondeur.

Le fil conducteur, élément sonore important, est représenté par la Nature, qui, comme un personnage, évoluera au fil de l’action. Les bruits qui en découlent (forêt, animaux, pluie et orage, eau, vent), sont réels. Plusieurs ont été enregistrés lors de mes balades en forêts et à la mer, d’autres ont été récupérés sur une banque de sons (le cerf et les sangliers). C’est notamment cette présence constante de la nature souhaitée par Imago, qui fait qu’il n’y a jamais de silence dans la pièce.

Un instrument est prépondérant sur toute la pièce : le piano. Il est utilisé dans tous les registres et sert au figuralisme, faisant écho à divers éléments sonores : la pluie, le scintillement de la lumière. C’est le seul instrument acoustique utilisé et je souhaitais lui donner un rôle de témoin, semblable à celui de la Nature. 

La compagnie Les Framboisiers fut créée en 2010 par des élèves de Khâgne au lycée Balzac à Paris sous l’impulsion de Jean-Baptiste Sieuw et Angeline Tomi pour créer « Roméo et Juliette » à Vernon (27). Dès le départ, nous nous sommes inscrits dans un univers inspiré par les romantiques et leurs continuateurs modernes. Nous défendons le droit de s’aimer librement, de choisir son style de vie comme de vêtement, et de mener une quête immodérée de la beauté. Depuis, nous avons mené quatorze projets en cinq ans et joué plus de 500 représentations.

Le premier mouvement de la compagnie fut autour d’Oscar Wilde, nous avons consacré une trilogie à cet auteur, aujourd’hui disponible en DVD (théâtre filmé et monté par Giovisions) : L’importance d’être constant (2011), Le Portrait de Dorian Gray (2012) et Salomé (2012). Ces spectacles, tous créés au Laurette Théâtre, ont été les plus joués de notre répertoire et ont tous fait au moins une fois le Festival d’Avignon OFF, également au Laurette Théâtre. Celui qui se joue le plus encore aujourd’hui est celui qui eut le plus de succès : Le Portrait de Dorian Gray. En 2012, nous avons réalisé notre première création d’un texte original, Les Amours de Fanchette (2012), une comédie de la main du metteur en scène de la compagnie, Imago des Framboisiers, crée au Centre LGBT de Paris, puis jouée au Théâtre le Proscenium, qui abordait la question de la bisexualité et du polyamour, le tout dans un cadre XVIIIème siècle.

À partir de 2014, nous nous sommes rapprochés des pratiquant(e)s du style lolita et avons créé la pièce « Gothic Lolitas Frenchy ! » (2014), écrite par Delphine Thelliez et Imago des Framboisiers, que nous adaptons actuellement en websérie, avec l’aide précieuse de Giovisions, fondé par le cadreur-monteur Miguel de La Rosa, qui s’occupe de toute la partie audiovisuelle. Nous aidons aussi un autre metteur en scène à lancer son projet en produisant « Eflam, rencontre avec un chevalier errant » (2014) au Laurette Théâtre. En 2015 nous nous attaquons à deux créations de textes contemporains, le premier est « Personnes sans Personne » (2015) de Julien Rey, ami personnel d’Imago des Framboisiers décédé tragiquement l’année qui avait suivi l’obtention du Prix Tournesol au Festival d’Avignon pour sa pièce « Personnes sans Personne » qu’il avait mise en scène. En son honneur, nous avons repris la pièce et avons décidé de la faire vivre, avec le soutien de la famille Rey. Notre seconde création, appuyée par nos résidences à Saint-Saviol (Vienne) de 2015 et 2016 est la nouvelle pièce d’Imago des Framboisiers, « Orphée et les Bacchantes », une pièce poétique inspiré du mythe grec d’Orphée.

Chaque année nous sommes présents au festival d’Avignon OFF depuis 2013, cette fois-ci nous serons « Au Chapeau Rouge Théâtre» avec « Orphée et les Bacchantes » qui y fera sa première année de festival.

https://www.facebook.com/lesframboisiers/

https://www.lesframboisiers.com/la-compagnie

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