Le portrait de Dorian Gray

Relâches les dimanches
Durée : 1h30
Plein : 15€ - Réduit/Off : 10€
Crédits photo : J. Huber/E. Berthelot

21h45
Le Portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde

« Le seul moyen de se délivrer d’une tentation, c’est d’y céder. » Oscar Wilde

« Vous avez une jeunesse admirable, monsieur Gray, et la jeunesse est la seule chose qui compte en ce monde. Vous n’en avez pas l’impression aujourd’hui. Un jour, quand vous serez vieux, ridé et laid, vous vous en rendrez compte. Chaque instant vous rapproche de quelque chose d’horrible. La pulsion de joie qui bat en nous à vingt ans finit par croupir, nos forces faillissent, nos sens pourrissent. Nous dégénérons des en marionnettes hideuses, hantées par le souvenir de passions dont nous avions trop peur, et par les tentations exquises auxquelles nous n’avons pas eu le courage de céder ! »

Dorian Gray écoutait ces mots et, se tournant vers le portrait de lui-même, il dit à voix basse : « Si c’était le portrait qui changeait et que je restais toujours le même…! pour cela je donnerais tout. Même mon âme ! »

Mise en scène : Imago des Framboisiers assisté de Delphine Thelliez
Texte : Oscar Wilde
Distribution : Gabriel Piquet-Pellorce ou Léo d’Ux ; Jean-Baptiste Sieuw ; Vigdis Gondinet ou Inès Maya

 

Pour en savoir plus...

Les Framboisiers sont présents au Chapeau Rouge pendant le festival depuis 2016 : « Le portrait de Dorian Gray » en 2016, « Orphée et les Bacchantes » en 2017 et 2018  et « La Naissances des Bacchantes » en 2018.

L’éternelle jeunesse, le refus de vieillir… voilà un thème moderne. On attribue souvent, peut- être à raison, le fait que « Le Portrait » soit notre plus gros succès au fait que de nos jours, personne n’accepte de vieillir, de voir son visage porter les blessures et les marques du temps.

La jeunesse, la beauté, liée à l’innocence, au manque d’histoire, finalement, est perpétuellement vénérée dans notre société. Une société qui valorise l’individu, ce en quoi croyait Wilde.

Mais « Le Portrait » ne contente pas de parler de jeunesse, il parle d’un autre grand thème moderne : le narcissisme. Liées ensemble, ces deux questions sont peut-être la clé de notre 21ème siècle. L’utilisation perpétuelle de sa propre image, de son masque social hyper-retouché, Wilde l’aborde de manière magnifique, et lorsqu’on a vu le spectacle, on se dit souvent : de nos jours, nous sommes tous des Dorian Gray. Et cela fait froid dans le dos.

« Le trio d’acteurs de la troupe des Framboisiers est tout simplement subjuguant » (Avignon à l’unisson)
« Cette série Oscar Wilde est un beau moment de théâtre » (Feuilles d’Ortie)
« Une pièce intelligente qui fait réfléchir sur la condition humaine, la beauté de l’âme et la manipulation morale. A voir de toute urgence ! » (La Parenthèse Culturelle)